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Tourisme

Visite guidée au cœur du village

Arpentez le village ancien lors d'une promenade ludique et découvrez son histoire grâce à notre visite interactive commentée

- Lieu de curiosité ► Le point de vue depuis la rue Saint-Antoine, et son Pigeonnier traditionnel

  1. 1. La Place du Vieux Four.

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Alors qu’est créée à Paris, sous l’influence de Parmentier, la première école gratuite de boulangerie, la première boulangerie du village est installée ici en 1780, à l’emplacement de l’un des trois fours du village. C’est de là que la place tient son nom du « Vieux four ». La production boulangère tenait évidemment à l’époque un rôle social central du fait de son importance dans l’alimentation de la population. Nous pouvons donc imaginer l’impact de cette création qui a fait de la place du vieux four l’un des points d’ancrage de la population du village. La Place du Vieux Four fut d’ailleurs l’une des premières places éclairées par des lanternes à pétrole au début du 19° siècle. Près de la place, une chapelle érigée et tenue par des moines était présente dès le XIIIe siècle à l’emplacement de l’Office du tourisme actuel. Elle fut, comme d’autres édifices du village, endommagée par les tremblements de terre de 1909 et un local communal y prit ensuite place.

  1. 2. La rue Saint-Antoine.

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Elle témoigne des anciennes limites de la ville d’Est en Ouest. Elle fut percée, en 1895 pour « ouvrir » l’urbanisation au nord de la Commune. Mais pourquoi ce souci des Éguillens d’en appeler à Saint-Antoine? Dans la plupart des cas, on baptisait les places ou les rues des communes en attendant un « service » du Saint ainsi honoré. Dans le cas de Saint-Antoine, ce prêtre franciscain du 13° siècle, maître de doctrine spirituelle, mort à Padoue et canonisé en 1232, on lui attribue un an seulement après sa mort le don de permettre de retrouver les objets perdus. Les Éguillens auraient-ils égaré et miraculeusement retrouvé un objet de valeur.

 

  1. 3. De la rue Sainte-Catherine à l’impasse de l’Hôpital.

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Lorsqu’on remonte la rue Saint-Antoine côté est, la rue Sainte Catherine s’offre à notre vue et nous permet de découvrir le développement de l’urbanisation du village au fil du temps, le long de la rue du Grand Logis jusqu’à la rue de la Caranque.

La proximité de l’ancien hospice (Hôtel-Dieu) construit au XVIIe siècle – que nous allons découvrir au fond de l’impasse – permet peut-être d’expliquer le choix du patronage de Sainte-Catherine de Sienne bien que l’historicité en matière de patronage des noms de rue est souvent incertaine. Ce lieu a abrité de nombreuses activités : lieu d’accueil et d’isolement des malades durant des épidémies ; bureau de bienfaisance et école au cours du XIXè siècle. On y a aussi pratiqué l’élevage de vers à soie.

 

3 suite > La rue des Plaideurs.

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Cette rue permettait aux habitants du château de sortir d’Éguilles en traversant le fossé qui l’entourait. Elle permettait une sortie côté est du territoire. Son appellation est probablement due au fait que les Éguillens se révélèrent parfois querelleurs et qu’il fallait souvent l’intervention d’un officier de justice pour apaiser les tensions. On dit aussi que ces derniers et des avocats se sont installés dans cette rue.

De cette rue, vous remarquerez le clocher. Il ne s’agit pas du clocher de l’église. C’était la tour défensive du village, témoin de l’ancienneté d’Éguilles et de sa longue histoire.

 

  1. 4. La rue du Grand Logis.

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Anciennement, cette rue était un fossé ceinturant le fief seigneurial. Progressivement, on y construisit des bâtiments entourant le bourg originel avec un pont qui reliait la rue des Plaideurs. Mais alors pourquoi le Grand Logis ? Parce que dès le 16° siècle, la rue accueillait une auberge ouverte aux voyageurs, aux cavaliers, auberge qu’on qualifiait souvent de « relais de poste ». Au fil des années, ce lieu de voyages servit également de guichet d’octroi (droits d’accès au domaine du seigneur) ; cette fonction, peu prisée par l’opinion, fut abandonnée au 18° siècle.

 

  1. 5. Boulevard Léonce Artaud et rue de la Garde.

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Léonce Artaud, Maire d’Eguilles (1945-1960) est le père de ce boulevard. Éguilles lui doit de nombreuses réalisations adaptées aux nouveaux besoins de vie des habitants : réseau d’adduction d’eau, réfection et agrandissement du réseau d’égouts. Dans cette rue, il faut remarquer la présence d’un abreuvoir qui servait lors de la transhumance des moutons, à la fin du printemps. Le flot du troupeau se déversait dans la ville et cet abreuvoir étanchait les soifs. Par mesures d’hygiène, cette fonction fut abandonnée à la fin du 19° siècle. Avant le percement de ce boulevard, tous les habitants de ce nouveau quartier que nous venons de voir ne pouvaient sortir du village que par la rue de la Garde. En créant le boulevard Léonce Artaud, les Eguillens pouvaient ainsi rejoindre le sud, sans passer par le centre du village. Ainsi, les sorties est et sud du village purent être accessibles. Surplombant le boulevard Léonce Artaud, on remarque la rue de la Caranque. L’origine de cette appellation n’est pas très précise. S’agit-il de la rue où se vendait le poisson méditerranéen appelé la caranque ? S’agit-il d’une rue permettant l’accès à des carrières anciennement creusées pour trouver des sources ? La légende dit même qu’on y trouverait des galeries romaines.

En montant un peu cette rue, sur le trottoir de gauche se trouve la Chapelle des Sept Douleurs, également appelée la Chapelle de Notre Dame de Grâce. C’est précisément cette chapelle dont nous avons évoqué l’existence lors de la visite de l’ancien hôpital.

 

5 suite > La rue de la Garde.

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La rue de la Garde elle-même était la rue fortifiée, gardienne des remparts du fief d’Éguilles. En 1886, un superbe lavoir fut construit, ce qui permit d’assainir le quartier considéré comme un véritable cloaque par les habitants. Son eau provient d’une source alimentant l’abreuvoir également. L’eau d’une grande pureté était réputée. Les bourgeois d’Aix insistaient pour qu’on lave leur linge avec cette eau. Cette rue de la Garde reste le témoin d’une rue servant de premier rempart du château.

 

  1. 6. La rue de l’olivier et la rue Jean Dor.

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On ne peut imaginer qu’il n’y ait eu qu’un seul olivier au 19° siècle à cet emplacement. Cette dénomination laisserait penser qu’il y eut ici un olivier un peu exceptionnel par sa taille ou sa production. Compte tenu de la vocation agricole d’Éguilles, il y avait sans doute des champs d’oliviers le long de cette voie. On dit aussi que cette rue fait référence à la famille de François Ollivier, (avec 2l) notable d’Éguilles qui a réalisé les propriétés proches, telles celles des Lampis. La rue se termine par un porche probablement l’ultime poste de garde du château.

 

6 suite > La rue Jean Dor.

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Dès 1627, cette rue était occupée par des logements. Elle débouchait directement sur l’avenue du Grand Logis en passant derrière la Maison de la Communauté (bâtiment de la Police municipale). Elle sera fermée lors de l’agrandissement de la Maison de la Communauté (1821). En 1980-1990, seront aménagées des marches pour accéder au château. Sous le bâtiment de la Police municipale, si on creusait, on découvrirait un énorme mur en pierre, vestige de la Maison de la Communauté. Pourquoi le nom de Jean Dor ? Il s’agirait d’une famille de notables dont Honorade Aubert qui aurait épousé en 1622 Jean Dor de Grans.

 

  1. 7. La rue des Jasses et la rue des Marseillais.

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Le jas est une grande bergerie en pierres qui, la nuit, doit abriter bêtes et gens. En italien et pour quelques régions françaises, le jas est la litière dans ces bergeries. Lorsqu’il y a plusieurs jas, on parle alors des jasses. Cette rue, on s’en doute, était bordée de bergeries et de fermes. A son extrémité à votre gauche, vers le parking, se trouve la première école d’Éguilles, l’école Jules Ferry édifiée en 1870.

 

7 suite > La rue des Marseillais.

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Elle a probablement été empruntée par les Fédérés marseillais qui montaient de Marseille à Paris pour participer à la grande protestation populaire, la Révolution française. Nous sommes en 1792. Rouget de Lisle a écrit « un chant pour l’armée du Rhin » qu’entonnent ces Fédérés tout au long de leur longue marche à travers la France. Lorsqu’ils arrivent à Paris, on dit que c’est le chant des Marseillais qui va devenir La Marseillaise.

Cette rue était surtout utilisée par les Éguillens qui « descendaient » à Berre ou à Marseille pour aller s’approvisionner en poissons. Elle fut également empruntée par les bagnards venus du Nord pour rejoindre les galères de Marseille.

 

  1. 8. La place Marcel Arnaud.

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Cette rue fait référence au peintre Marcel Arnaud (1877-1950) qui résida dans la maison située à l’angle de la rue de la Glacière. Ce peintre, ancien directeur de musée Granet, proche du style Cézanien réalisa de nombreuses peintures de la campagne éguillenne.

 

  1. 9. Rue du Barri et Place Fontvieille.

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Il faut rappeler qu’en vieux français le bary, c’est le rempart. Cette rue fut créée pour accéder au château par le premier rempart.

 

  1. 10. La place Fontvieille et la rue de la Glacière

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    C’est ici que fut installé le premier lavoir d’Éguilles en 1878 complété par un toit en 1895. C’est également ici que se trouvait la première fontaine du village alimentée par les eaux drainantes de la falaise. Le vocable « fond » autrefois signifiait « fontaine » et « vieille » pour son ancienneté.

    Cette place est en quelque sorte le premier centre commercial d’Éguilles. Située au pied du château, elle était le centre de vie d’Éguilles, avec la forge, l’abattoir et les deux fours.

    Grace au Canal du Verdon un certain nombre de bornes et de fontaines est programmé.

    10 suite > La rue de la Glacière.

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Cette rue était, dit-on fraîche grâce aux nombreux puits construits dans les jardins des maisons qui la bordaient. Elle était considérée comme un îlot de fraîcheur. On émet également l’hypothèse d’un dépôt de réserve de glace au 20e siècle pour la conservation des denrées.

 

  1. Rue de la Treille et le moulin à huile.

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Une rue parallèle à la rue de la Glacière. Les habitants de cette rue laissaient volontairement monter des vignes aux façades de leur maison, qui devenaient ainsi de superbes treilles, d’où cette belle dénomination. À mi-parcours, on remarquera l’escalier du Four qui conduit sur une petite place où se trouvait un moulin à huile (1727).

Place du moulin à huile. Les Éguillens y apportaient leur récolte d’olives. Nous rejoignons la rue du Portalet par la jolie Traverse du Portalet.

 

  1. Rue du Portalet et la rue Marie Gasquet.

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Nous sommes au milieu de la rue du Portalet. Un peu plus haut sur la gauche une boulangerie et une épicerie y étaient installées. L’urbanisation montre ainsi le troisième rempart de la ville. Elle débouche sur un porche dont l’épaisseur des murs témoigne du rôle défensif de ce secteur de la commune. Bien sûr, son usage pouvait être quotidien : descendre dans les champs, une zone qui, au fil des siècles s’est urbanisée. On remarquera une fontaine qui, là aussi, permettait d’avoir de l’eau fraîche pour ces nouveaux lotissements, notamment la rue d’Aix.

 

12 suite > La rue Marie Gasquet.

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Autrefois, cette rue était dénommée rue des Horts, que l’on peut traduire par rue des Os, très probablement le site d’une morgue (hors les murs du château). Elle « jointe » avec la rue du Bassin qui alimentait tous les jardins bordant l’actuelle rue Marie Gasquet. Qui était Marie Gasquet ? Écrivaine provençale, née en 1872 à Saint-Rémy où elle mourut également en 1960. Elle fut l’épouse d’un personnage original, Joachim Gasquet, ami de Mistral, il appartenait au mouvement des Félibres. Marie Gasquet, filleule de Mistral, fut honorée du titre « Reine des Félibres ». Elle est l’auteure d’un livre à succès, à son époque, « Une enfance provençale » ou « Tante la Capucine ». Marie Gasquet s’installa à Éguilles sur cette propriété appelée Fontlaure. La commune a tenu à lui rendre hommage en donnant son nom à cette rue.

 

  1. Le Parc Fontlaure.

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Marie Gasquet prenant possession de cette propriété l’appela Fontlaure en référence au laurier-thym. Le bâti et le parc furent créés par la grande famille aixoise et éguillenne : les Boyer d’Éguilles. Sur ce domaine, ils réalisèrent une demeure aisée pour l’un des membres de la famille : le marquis Jean Baptiste Boyer d’Éguilles, un intellectuel original, ami de Frédéric II de Prusse et de Voltaire. Ce siècle fut pour Éguilles le temps d’une notoriété séduisante. Par la suite, cette propriété fut acquise par diverses familles.

Le 1er juin 2012, Robert DAGORNE, maire d’Éguilles, fit l’acquisition de cet espace boisé classé, avec l’aide du Conseil du Territoire du Pays d’Aix et du Conseil Général des Bouches-du-Rhône. Elle est la propriété des Éguillens qui peuvent se reposer sous les arbres centenaires.

 

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