Ce fut
la résidence de Marie Gasquet, femme de lettres très estimée,
élue reine du Félibrige en 1892. Marie et Joachim Gasquet,
acquéraient la propriété en 1902 et la baptisèrent
" Fontlaure " (lieu où il y a de l'eau, du laurier
-tin).
Un peu plus haut à droite, la ruelle de l'Acacia vous
amènera à la rue de la Treille, où au n°12
se trouvait l'atelier de campagne du peintre provençal Marcel
Arnaud (1877-1956). Les rues d'Eguilles et les scènes provençales,
ont largement inspiré son uvre ; il dirigea l'Ecole des
Beaux Arts et le musée Granet d'Aix en Provence de 1917 à
1948.
La rue de la Treille vous conduira jusqu'à la place
Fontvieille [7]
où se trouve la plus ancienne fontaine du village. La "
Font " c'est la source. Elle a toujours fait l'objet de soins attentifs
et d'aménagements. Le village s'est construit autour d'elle.
Prendre la rue de la Glacière sur 50m jusqu'à un
escalier situé à gauche qui vous conduira rue du Barri,
derrière le château, puis en passant sous le porche vous
arriverez à la place Gabriel Payeur (nommée ainsi
en hommage à ce jeune homme qui vécut à Eguilles
de 1942 à 1945 et qui fit partie du maquis de la Trévaresse.
Il fut surpris par les Allemands portant arme et brassard puis fusillé).
Le château [1],
qui abrite aujourd'hui la Mairie, est un bâtiment à
3 étages d'époque Louis XIII, flanqué de
2 tours, et jouxté par le clocher (qui est le donjon carré
du château primitif)
Jusqu'à la fin du XVIème siècle, le village fit
l'objet d'affrontements constants, puis les guerres de religion amenèrent
vers 1590 le destruction du château. Vincent Boyer en a
décidé la reconstruction en 1657.
La date de 1645 a été gravé au dessus du portail
lorsque l'édifice est devenu Mairie en 1913.Elle correspond à
la date de naissance du fils de Vincent Boyer, l'illustre Jean Baptiste,
Conseiller au Parlement.
A la mort de Vincent, sa veuve Madeleine de Forbin d'Oppéde en
poursuit la reconstruction sans la terminer. Jean Baptiste reprend les
travaux en 1678 et réalise les aménagements intérieurs.
Le balcon date des travaux effectués après le tremblement
de terre de 1909.
On a pu dire de ce château, que par ses tours, ses refends militaires,
son escalier Renaissance, son absence de jardin ; il est à l'opposé
de la modernité dans un grand rêve de féodalité
médiévale. Ce château est un édifice symbolique,
où tout parle de noblesse et de tradition.
Dans le hall d'entrée, se trouve l'horloge de Paul Odobez,
Jurassien de génie qui la créa en 1860. La masse de contrepoids
de cette pièce rare est aussi impressionnante que la mécanique
elle même.
L'église St Julien [3]
fut construite en 1681. Les Boyer d'Eguilles contribuèrent
largement à la dépense, et en retour acquirent la faculté
d'ouvrir une tribune qui donnait du château sur l'église.
A la suite du tremblement de terre de 1909 qui l'ébranla ; la
municipalité détruit église et presbytère.
La messe fut célébrée en plein air et la générosité
de la population, permit de mener à bien la reconstruction de
l'église en 1913. L'autel (classé), la porte, la balustrade
et le lustre datent de 1681.
Un magnifique panorama s'étend de la vallée de l'Arc et
de l'étang de Berre, jusqu'à la chaîne de l'Etoile.
On peut y voir le viaduc du TGV, qui, avec ses 1733 m, est le plus long
viaduc de la nouvelle ligne ferroviaire.
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